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ILIENS
et INSULARITE
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Le tourisme
insulaire
Les îliens ont eu, dès le début du XIXème siècle la possibilité de rencontrer des étrangers, et ils furent même l'objet, de la part de ces derniers, de descriptions parfois piquantes, parfois élogieuses. Les multiples récits de voyageurs témoignent en effet, tout au long du XIXème siècle, sinon d'une réelle activité touristique, du moins d'une curiosité et d'un intérêt précoce pour le Nord-Finistère et en l'occurrence pour l'île de Batz. Ce tourisme , dans les années 40, c'est en fait la confrontation de deux cultures différentes, reflet d'une France dont l'évolution se fait encore à deux vitesses. |
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| Les
insulaires
L'Île de Batz a de
tous temps abrité des hommes, dont l'activité professionnelle
nécessitait une absence régulière plus ou moins prolongée.
La notion de départ est inhérente à la nature même
de l'activité exercée et ne revêt pas ce caractère
définitif, si douloureusement ressenti par les véritables
émigrés. En effet, quand la vie contraint l'îlien
d'abandonner son île pour une durée, dont il sait qu'elle
sera longue, elle fait de lui, au-delà de sa condition d'expatriée,
un déraciné, et du départ un déchirement profond.
Car le départ n'implique pas seulement ici une séparation
d'avec un espace familier et cher au cur ; il signifie aussi l'abandon
d'un mode de vie, de références communes, d'une part de
soi en somme. Cet attachement profond au pays, qui se traduit non seulement
par une réelle affection pour le cadre de vie mais aussi la nécessité
de s'y épanouir, dégénère facilement en nostalgie,
quand la séparation est imposée.
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